Le Musée Jean de La Fontaine
12 rue Jean de La Fontaine
02400 CHÂTEAU-THIERRY

03 23 69 05 60

Site officiel

Les Amis de la Maison

Jean
de La Fontaine

Né en 1621 à Château-Thierry
Décédé en 1695 à Paris

Biographie

JEAN DE LA FONTAINE
( Château-Thierry 8 juillet 1621 – Paris 13 avril 1695 )
1621 - 8 juillet

Baptême de Jean de La Fontaine à Château-Thierry dans l'église Saint-Crépin-hors-les-murs.
Le baptême était célébré le lendemain, parfois le jour même de la naissance du fait de la mortalité infantile.

Son père, Charles, Maître des Eaux et Forêts du duché de Château-Thierry et conseiller du roi, épousa en 1617, Françoise Pidoux.
D’une famille de notables, née en 1582, elle est veuve de Louis de Jouy, marchand à Coulommiers, et a 12 ans de plus que son mari.
Jean est leur premier enfant; ils auront un second fils, Claude, en 1623. Jean de la Fontaine a une demi-sœur Anne de Jouy, née du premier mariage de sa mère.
Vers 1635

Jean fréquenta le collège de Château-Thierry jusqu'à la classe de 3ème.
Il y fait la connaissance de François de Maucroix, l’ami de toute une vie.
Il va sans doute faire ses classes supérieures à Paris où il a le jeune Nicolas Furetière pour condisciple.
1641 27 avril

La Fontaine est admis dans la maison mère de l'Oratoire, à Paris, rue Saint-Honoré, le 27 avril 1641, pour des études religieuses. Son jeune frère Claude l'y rejoint.
1642 octobre

La Fontaine quitte l'Oratoire, n’ayant pas la vocation.
Il retourne à Château-Thierry pour une vie facile et frivole de jeune homme de bonne famille. Il éprouve une émotion poétique intense à la lecture des odes de Malherbe. Il prendra alors l’habitude d’aller déclamer la poésie dans les bois, qui lui étaient si chers. Son père est enthousiasmé par la révélation de la vocation poétique de son fils Jean.
1646

A Paris, où il retrouve ses amis Maucroix et Furetière, il commence ses études de droit. Il obtiendra le titre d’avocat en la cour du Parlement en 1649.
Il mène une vie d’étudiant libre et aisé, fréquentant le cercle des jeunes poètes « Palatins » de l’académie de la Table Ronde, à laquelle appartiennent également ses amis : François Maucroix, Paul Pellisson, Antoine Furetière, Tallemant des Réaux, et le fringuant Antoine Rambouillet de La Sablière.

1647 - 10 novembre

Signature du contrat de mariage entre Jean de La Fontaine et Marie Héricart, une jeune fille de bonne famille de la Ferté Milon, qu’il épouse à la demande de son père.


1652

La Fontaine achète une charge de maître des Eaux et Forêts.


1653 - 30 octobre

Baptême à Château-Thierry de Charles de La Fontaine, fils du poète.
Il semble que l’enfant ait été élevé par Maucroix, son parrain.
Il exercera un emploi dans les finances et semble peu présent dans la vie de son père.


1654

Première publication de La Fontaine : L'Eunuque : comédie de cinq actes en vers, imitée de Térence : poète comique latin pour lequel La Fontaine avait une grande admiration.
Elle ne fut jamais représentée. L'ouvrage n'est pas signé, le nom de La Fontaine ne figure que dans le privilège.


1658

Mort du père de La Fontaine. Jean hérite de ses charges et d’une succession très embrouillée. La Fontaine offre à Fouquet son Adonis, poème imité d'Ovide, calligraphié par Nicolas Jarry et illustré par François Chauveau.
La Fontaine est qualifié de « garçon de belles-lettres, qui fait des vers, grand rêveur » par Tallement des Réaux dans ses Historiettes.


1659

Le mariage de Jean et Marie n’est pas heureux.
En raison de leurs difficultés financières, le couple procède à une séparation de biens d'un commun accord. La Fontaine s'engage à "pensionner" Fouquet en vers, et commence l’écriture du récit poétique le Songe de Vaux à la demande du surintendant.


1660

Au carnaval, La Fontaine fait jouer à Château-Thierry par quelques-uns de ses amis une "farce-ballet", Les Rieurs du Beau-Richard.


1661

Pendant l'été, une camaraderie se noue au quartier Sainte-Geneviève, à Paris, entre La Fontaine et Racine, de dix-huit ans son cadet et cousin de Marie Héricart.

17 août dans les jardins de Vaux, Fouquet offre au jeune roi Louis XIV une fête somptueuse. La Fontaine y assiste. Molière y donne avec sa troupe la première représentation des Fâcheux.

5 septembre, Mortifié et jaloux de la magnificence de Fouquet, Louis XIV le fait arrêter et emprisonner. Il finira ses jours à la forteresse de Pignerol.
La Fontaine est choqué par l’arrestation de son protecteur et lui témoignera une amitié fidèle.


1662, Mars

Publication sans nom d'auteur de la poésie : L'Elégie aux nymphes de Vaux.
Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, épouse le duc de Bouillon, seigneur de Château-Thierry, elle deviendra la jeune et jolie duchesse de la Fontaine ;


1663

Fouquet est en disgrâce. Il est envoyé en exil à Limoges. La Fontaine l'accompagne, de force ou de gré. En tout cas, il revient à Paris moins d’an plus tard.
Il relate son voyage dans des lettres à son épouse Marie.


1664

La Fontaine est attaché en qualité de « gentilhomme servant » à la maison de Marguerite de Lorraine, veuve de Gaston d'Orléans.


1664-1666

Publication des deux premières parties des Contes et nouvelles en vers. Simultanément paraît en deux volumes, une traduction janséniste de La Cité de Dieu de Saint Augustin. Les citations poétiques en ont été traduites en vers français par La Fontaine.


1668 Mars

Publication des Fables choisies mises en vers, dédiées au Dauphin.
124 fables groupées en deux "parties" comprenant chacune trois livres : ce sont les six premiers livres des éditions modernes. Le succès est immédiat et important.


1669

Publication du roman Les Amours de Psyché et de Cupidon. Le succès est médiocre.


1670 Décembre

Recueil de poésies chrétiennes et diverses en trois volumes, publié (avec la date de 1671) par Port Royal. La Fontaine a eu grande part à sa composition.


1671

Troisième partie des Contes - Fables nouvelles et autres poésies.
Ce recueil contient huit fables inédites qui reparaîtront dans le recueil de 1678-1679.


1672 Février

Mort de la duchesse douairière d'Orléans.

La Fontaine devient l'hôte pour une vingtaine d’années de Madame de La Sablière : séparée de son mari et de ses enfants, elle recevait dans son hôtel de la rue Neuve-des-Petits-Champs une société très cultivée.
Surnommée « Iris » par la Fontaine, « La Tourterelle » par la marquise de Sévigné, elle sera la protectrice du poète qui rencontrera dans son salon les plus brillants esprits de son temps.


1673

Poème de la captivité de Saint Malc, dédié au cardinal de Bouillon.


1674

Protégé, comme Boileau et Racine par Madame de Montespan - favorite officielle du roi - et par sa sœur Madame de Thiange, La Fontaine rime pour Lulli le livret de Daphné.
Brouille avec Lulli.
La même année paraît, sans privilège, sous le titre de Nouveaux Contes de Monsieur de la Fontaine, le recueil plus licencieux de La Fontaine. La vente en est interdite par ordonnance de police.


1676

La Fontaine se sépare de sa maison natale à Château-Thierry, et la cède à son cousin Antoine Pintrel, gentilhomme de la grande vènerie du roi. La maison natale deviendra le musée jean de La Fontaine deux cents ans plus tard en 1876.


1678-1679

Deuxième recueil des Fables choisies mises en vers, dédié à Madame de Montespan (Livre 7 à 11) des éditions modernes.


1678-1680

La Fontaine célèbre en divers poèmes la paix de Nimègue et la beauté de la nouvelle favorite, Mademoiselle de Fontange.


Vers 1680

Conversion de Madame de La Sablière après sa rupture avec le marquis de la Fare.
Elle se consacre au soin des malades et abandonne son hôtel particulier de la rue Neuve des Petits Champs pour une maison de la rue Saint Honoré : elle loge La Fontaine prés de chez elle.


1681

Publication d'une traduction des Epitres de Sénèque à Lucilius, œuvre de Pierre Pintrel, cousin du poète. La Fontaine en a traduit en français les citations poétiques.


1682

Publication du Poème du Quinquina dédié à la duchesse de Bouillon.


1683-6 mai

Première représentation à la comédie Française sans succès d'une comédie de La Fontaine dont le texte est perdu, Le Rendez-vous. Les cinq comédies Ragotin, Le Florentin, La Coupe enchantée, Le Veau perdu, seront joués seulement au 18ème siècle.
15 Novembre Election de La Fontaine à l'Académie Française, Mais Louis 14 qui veut voir élire son historiographe Boileau n'autorise pas la compagnie à "consommer l'élection ".


1684 - 17 Avril

Boileau est élu "tout d'une voix".

Aussitôt l'élection de La Fontaine est "consommée".
La réception à l’Académie a lieu le 2 mai. Ironie du sort, La Fontaine occupera le fauteuil de n° 24 celui de Colbert, l’ennemi de Fouquet.


1685

Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de La Fontaine, en deux volumes : celui qui est du poète contient des pièces diverses, des poèmes, cinq contes nouveaux et onze fables qui prendront place dans le recueil de 1694.
La Fontaine âgé fréquente des libertins tels que le prince de Conti, le duc de Vendôme …


1687

Le poème de Charles Perrault, Le siècle de Louis Le Grand, lu le 27 janvier à l'Académie, fait éclater « la Querelle des anciens et des modernes ».
Le 5 février, La Fontaine fait tirer à un petit nombre d'exemplaires son Epître à Huet. Il y plaide la cause des Anciens, mais évite de se ranger dans l'un des deux camps.
Huet, savant helléniste, est un ami personnel de Charles Perrault et un ennemi déclaré de Boileau.


1691

Astrée, tragédie lyrique. Le livret est de La Fontaine, la musique de Colasse, élève de Lulli. C'est un échec.


1693

Le 6 janvier, mort de Madame de la Sablière.

La Fontaine malade, vieillissant renie ses Contes licencieux : il promet devant une délégation de l'Académie de ne plus composer que des " ouvrages de piété ".

Rétabli au printemps, il va loger rue Plâtrière chez ses nouveaux protecteurs le banquier Anne d'Hervart, conseiller au parlement et son épouse.

En septembre paraît, daté de 1694 le dernier livre des Fables (Livre 12 des éditions modernes) : quatorze fables nouvelles s'ajoutent à celles de 1685.
Elles sont dédiées au petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne.


1695 - 13 avril

Mort de La Fontaine chez les d'Hervart,

Mention dans le registre de la paroisse de Saint Eustache.
Il est inhumé le 14 avril au cimetière des Saints Innocents.

 

Eternel rêveur,

Jean de La Fontaine se reconnaît comme tel dans son épitaphe

EPITAPHE D’UN PARESSSEUX

Jean s’en alla comme il était venu,
Mangea le fonds avec le revenu,
Tint les trésors chose peu nécessaire.
Quant à son temps, bien le sut dépenser :
Deux parts en fit, dont il voulait passer
L’une à dormir, et l’autre à ne rien faire.

Jean de La Fontaine