Le Musée Alexandre Dumas
24 rue Demoustier
02600 VILLERS-COTTERÊTS

03 23 96 23 30

Site officiel

Alexandre
Dumas

Né en 1802 à Villers-Cotterêts
Décédé en 1870 à Puys

La Maison

Le Musée Alexandre Dumas

L’idée de créer un musée en l’honneur de l’enfant du pays émerge à la suite des célébrations du centenaire de la naissance de l’écrivain en 1902. Le musée est inauguré en 1905 et la gestion des collections alors confiée à la Société Historique Régionale de Villers-Cotterêts. Ayant survécu à de nombreux déménagements et à deux conflits mondiaux, le musée s’installe en 1952 dans un bel hôtel particulier du 19ème siècle, quartier général au Général Maunoury en 1914-1918.

Labellisé Musée de France, le musée entretient la mémoire des Trois Dumas :

Le Général Dumas né en 1762, à Saint-Domingue, son fils Alexandre Dumas père, l'illustre auteur des Trois Mousquetaires et son petit-fils Alexandre, auteur de La Dame aux camélias.

Le musée rassemble des portraits peints et sculptés, estampes, photographies et mobilier ayant appartenu à la famille Dumas ainsi que de nombreux documents autographes.

Villers-Cotterêts ne manque pas de lieux qui rappellent encore la présence d’Alexandre Dumas et de sa famille : l’Hôtel de Ville où le général Dumas épousa Marie-Louise Labouret en 1792, l’église Saint-Nicolas où le petit Alexandre fut baptisé en 1802, l’hôtel de l’Epée où la famille vécut de 1805 à 1807 et où le général décéda le 26 février 1806 et encore le collège de l’abbé Grégoire fréquenté par le jeune Dumas de 1811 à 1813.

Le Château des Fossés

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, les lieux sont évoqués dans les Mémoires de Dumas et plusieurs romans et sont associés à ses tous premiers souvenirs conscients.

Les Fossés, matrice de l’imaginaire dumasien

C’est dans la plus petite enfance que se forme l’imaginaire. Alexandre Dumas nous dit dans ses Mémoires, et nous le redit dans son roman Conscience l’Innocent, c’est au château des Fossés loué par son père le général qu’il a fixé ses tous premiers souvenirs. Il le répète de vive voix lors de son retour sur les lieux et dans les environs en 1864. C’est là qu’il admira le physique athlétique de ce père idéalisé qui mourra peu après. Il ne gardera pas de souvenir des résidences qui suivirent juste après, mais les Fossés, la route qui y mène depuis Haramont, le prieuré de Longpré, ont bercé sa prime enfance.

Le fameux psychologue de l’enfance, Jean Piaget, nous montre bien l’importance de ces premières sensations sur la formation de l’imaginaire de l’homme. Ici, l’auteur le reconnaît explicitement dans les deux ouvrages cités. L’importance des bois, des douves qui enserrent le Manoir, la sensation d’être perdu en pleine nature, associée aux derniers souvenirs de son père, constituent le cadre général d’un puissant lieu de mémoire pour cet illustre auteur à l’imagination foisonnante. M. Delaveau écrit en 1998 que : « ce pays de son enfance, il ne l’a pas oublié : celui-ci demeure, avec ses récits de voyages, les évènements historiques, l’une des principales sources de sa féconde création littéraire ».

Des extraits des Mémoires de Dumas peuvent guider et amuser le visiteur des Fossés tout en illustrant explicitement ce lien profond.

« Du plus loin qu’il me souvienne, c’est-à-dire de l’âge de trois ans, nous habitions, mon père, ma mère et moi, un petit château nommé les Fossés, situé sur les limites des départements de l’Aisne et de l’Oise, entre Haramont et Longpré. On appelait ce petit château les Fossés, sans doute parce qu’il était entouré d’immenses fossés remplis d’eau. »

« Sur les limites du département de l’Aisne, à l’ouest de la petite ville de Villers-Cotterêts, engagées dans la lisière de cette magnifique forêt qui couvre vingt lieues carrées de terrain, ombragées par les plus beaux hêtres et les plus robustes chênes de toute la France, peut-être, s’élève le petit village d’Haramont, véritable nid perdu dans la mousse et le feuillage, et dont la rue principale conduit par une douce déclivité au château des Fossés, où se sont passées deux des premières années de mon enfance. »

lien vers le site Internet du Château des Fossés